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C’était le soir du 31 Octobre à la brunante..
On voyait déjà défiler dans les rues une foule de personnages aussi maléfiques qu’angéliques.
Du haut des airs dans cette sphère nébuleuse de leur passé à jamais enfoui sous terre de nombreux cadavres reprenaient vie.
En cette soirée d’Halloween la vie donnait à tous ces morts quelques heures pour se racheter et celà bien sur pour les libérer de leurs tourments.
C’était l’automne et la nature elle-même exprimait dans la mort sa plus profonde désolation.
Une certaine magie exaltait toutes ces feuilles éprises de liberté car en effet elles se colorait de rêves aussi farfelus les uns que les autres.
Malgré leur faible tige qui pouvait céder au moindre coup de vent. toutes ces feuilles s’accrochaient à leur arbre chéri, leur petit papa qui les avaient engendrées.
Jadis toutes verdoyantes d’espoir elles espéraient prospérer ensemble pour l’éternité.
Mais l’automne est venu colorant leur carapace si fragile..
Le vent de la mort soufflait déjà à l’ombre douce de leur départ.
Ah! Que de rêves en suspensions elles laissaient aller en quittant leur arbre chéri.
Mais dans cette réalité Divine et prospère une autre dimension de la vie prenait son envol..
Beaucoup plus humaine que feuillue un soir d’Halloween certains personnages illustres reprenaient vie.
Du haut des airs malgré son air endeuillé le jardinier se consolait en voyant tous ces enfants gambader dans les rues.
L’arbre de la vie ce soir là devenait aussi magique que ce matin là dans le jardin d’Éden.
Un peu replié sur lui-même l’arbre ne pouvait pas mourir.
Bien que toutes ses feuilles l’aie quitté, il gardait dans le plus profond de son coeur un souvenir mémorable envers chacune d’elles.
La vie survit toujours aux souvenirs..
Malgré notre corps en décrépitude toujours notre âme s’habille de ses plus beaux rêves.
Après cette soirée du 31 Octobre cet arbre divin qui avait engendré la vie sur terre s’est abandonné à la mort.
Mais dans ses racines il portait déjà les bourgeons d’une nouvelle génération qui lui survivrais au printemps suivant.